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Arts martiaux : le Loir-et-Cher part aux sources du balintawak


Christophe Racaud et Lahouari Meskari (1er et 3e à gauche) en compagnie du grand maître Nick Elizar.

© (Photo club)


Christophe Racaud et Lahouari Meskari viennent de passer quinze jours aux Philippines. Au plus près de cet art martial qui se pratique avec un bâton court.


On avait laissé il y a quelque temps Lahouari Meskari, 4e dan d’aïkido et précurseur du balintawak dans le Blaisois, à la recherche d’une salle puisque celle des Allées était en travaux pour deux ans. Depuis, les choses se sont arrangées. Les pratiquants du jiu-jitsu brésilien et du balintawak eskrima ont intégré l’AAJ Blois omnisports qui a mis à leur disposition les deux salles de squash inoccupées du complexe du Puy-Cuisy. « De quatre licenciés l’an dernier, on est passés à une quinzaine, dont quelques féminines pour cet art martial philippin qui se pratique avec un bâton court, pour le combat rapproché. Cela reste un art martial guerrier », résume Christophe Racaud, un des élèves du club.


« Une salle vraiment spartiate »

Nick Elizar (77 ans), l’un des précurseurs du balintawak, fait partie des trois grands maîtres encore en vie aux Philippines et c’est son style qui est pratiqué en France. Pour s’imprégner de cette culture, deux Loir--et-Chériens sont partis dernièrement en Asie du Sud-Est. Si Lahouari Meskari en était à son quatrième voyage, c’était une grande première pour David Racaud et l’ostéopathe chausséen en a pris plein les yeux : « J’ai découvert un autre monde pendant quinze jours. Nous sommes arrivés au dojo situé dans une petite ruelle de Cebu loin d’être sécurisante pour le commun des mortels. Au bout de cette ruelle, une petite porte nous faisait face et à l’intérieur une salle vraiment spartiate, loin du confort des nôtres, qui ne pouvait pas accueillir plus de six personnes. Le maître des lieux habite là tout au long de l’année. On vient de tous les pays du monde pour le rencontrer, avoir la chance de bénéficier de ses cours particuliers, se former à l’essence même de cet art martial et à ce mode de vie. »


« Faire profiter nos adhérents de cette expérience »

Nos deux compères, vous l’imaginez, ont pleinement apprécié cette expérience malgré l’intensité des séances. « On s’entraînait tous les matins pendant près de trois heures, car l’après-midi la chaleur humide était difficilement supportable, poursuit Christophe Racaud. Le but, outre le plaisir que l’on a pu prendre, était à notre retour en France de faire profiter nos adhérents de cette expérience qui restera inoubliable. »

Ils auront l’occasion de retrouver la légende Nick Elizar en mai puisque le grand maître philippin, qui avait été invité à la dernière nuit des arts martiaux à Bercy, fera une tournée en Europe et se produira notamment à Heidelberg (Allemagne) où se rendront deux autres membres du club


Article de la Nouvelle République

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